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Le Relais de Lyme
Guide du malade

1/ En cas de piqure de tique 

Une fois découverte, la tique doit être retirée le plus tôt possible avec un tire-tique. Il faut proscrire l’application préalable de tout produit. Une désinfection du lieu d’insertion par un antiseptique doit être réalisée après l’extraction. La tique doit ensuite être détruite.

En l’absence de réaction cutanée, et en l’absence de fièvre, théoriquement, on ne prescrit pas d’antibiotiques (sauf si grossesse, enfant de moins de 8 ans, sujet immunodéprimé). Il est essentiel de surveiller la zone de la piqûre pendant au moins un mois et de consulter si apparition d’une rougeur, ou apparition de fièvre, de douleurs, d’une fatigue anormale ou de symptômes bizarres dans les mois qui suivent.

En cas de réaction cutanée, ou d’apparition d’une fatigue ou de fièvre, il est nécessaire de consulter rapidement son médecin traitant pour mettre en place une antibiothérapie (Doxycycline 100 mg matin et soir ou Amoxicilline 4 à 6 g par jour) pour une durée de deux à trois semaines. Au terme de ce traitement, si les symptômes persistent, il est nécessaire de revoir son médecin car un passage à un stade secondaire est  possible malgré un traitement bien conduit.

Suite à une piqûre récente de tique, une demande de confirmation par sérologie (prise de sang) n’est pas recommandée car il faut un certain temps pour que l’organisme fabrique des anticorps.

2/ Pour le stade secondaire de la maladie de Lyme ou bien en cas de SPPT

Les positions médicales divergent et peuvent se résumer à trois positions :

a/ Déni de la maladie de Lyme

b/ La maladie de Lyme est détectable facilement et avec certitude par un test Elisa et Western Blot. Il est inutile de réaliser un Western Blot en cas de test Elisa négatif. La maladie est supposée être facile à soigner. Les patients qui gardent des symptômes chroniques à des stades tardifs sont supposés n’avoir que des séquelles. Les traitements antibiotiques prolongés ne sont pas justifiés.

c/ Les maladies vectorielles à tiques sont une très sérieuse problématique de santé, les tests pour la maladie de Lyme manquent de fiabilité, le diagnostic d’une forme chronique est avant tout clinique et que l’infection peut se développer sous une forme chronique active. La durée du traitement doit être guidée par la réponse clinique, et le traitement doit combiner une approche globale.

3/ On présente des signes du SPPT

a/ il est inutile de prescrire une sérologie Lyme

b/ on prescrit une sérologie Lyme

c/ on prescrit une sérologie Lyme et on recherche des coinfections

4/ On signale qu’on a pris il y a quelques temps un traitement antibiotique pour une infection dentaire ou autre, et que les signes de SPPT se sont améliorés transitoirement

a/ c’est une coïncidence

b/ on le prend en compte si la sérologie Lyme est positive

c/ ça peut orienter vers une maladie vectorielle à tique quel que soit le résultat de la sérologie Lyme

5/ Piqûre ancienne de tique, signes actuels de SPPT, sérologie Lyme positive

a/ C’est une trace ancienne de maladie de Lyme, il n’y a pas à donner d’antibiotiques

b/ C’est une maladie de Lyme à un stade secondaire, on donne trois semaines d’antibiotiques, au bout des trois semaines, on est guéri. Si des symptômes persistent, c’est juste des séquelles, il n’y a rien d’autre à faire

c/ C’est une maladie de Lyme à un stade secondaire, on recherche des coinfections (en particulier Babesia et Coxiella), on donne des antibiotiques sur une durée indéterminée qui dépend de la réponse du malade au traitement, on complète le traitement par des draineurs, des antiparasitaires,  des plantes, des huiles essentielles… pour potentialiser la réponse au traitement et permettre de limiter la prise d’antibiotiques

6/ Piqûre ancienne de tique, signes actuels de SPPT, sérologie Lyme négative

a/ Ce n’est pas une maladie de Lyme, on fait un bilan pour trouver une autre maladie, si on trouve rien, dans certains cas, les malades peuvent même être orientés vers un psychiatre

b/ Ce n’est pas une maladie de Lyme, on fait un bilan pour trouver une autre maladie, si on trouve rien, ça serait bien d’aller voir un psychiatre

c/ Si on trouve des coinfections, on traite pour une maladie vectorielle à tique et on adapte la durée du traitement en fonction de la réponse. Si on ne trouve pas de coinfections et si le bilan ne retrouve pas d’autre cause médicale pouvant expliquer les symptômes, on considère qu’il y a un fort doute sur une maladie vectorielle à tique, et on fait un test thérapeutique pendant 2 à 3 mois selon les recommandations du rapport du Haut Conseil de la Santé Publique de 2014.

7/ Pas de notion de piqûre de tique, signes actuels de SPPT, sérologie Lyme négative

a/ Ce n’est pas une maladie de Lyme, on fait un bilan pour trouver une autre maladie, si on trouve rien, dans certains cas, les malades peuvent même être orientés vers un psychiatre

b/ Ce n’est pas une maladie de Lyme, on fait un bilan pour trouver une autre maladie, si on trouve rien, ça serait bien d’aller voir un psychiatre

c/ si on trouve des coinfections, on traite pour une maladie vectorielle à tique et on adapte la durée du traitement en fonction de la réponse. Si on ne trouve pas de coinfections et si le bilan ne retrouve pas d’autre cause médicale pouvant expliquer les symptômes, on peut considérer qu’il y a un doute sur une maladie vectorielle à tique. Le doute devant bénéficier au malade, on fait un test thérapeutique pendant 2 à 3 mois.

8/ Les symptômes s’accentuent pendant le traitement antibiotique pour la maladie de Lyme

a/ c’est la preuve que ce n’est pas une maladie de Lyme

b / c’est une réaction d’Herx (réaction de Jarisch-Herxheimer) mais on y prête pas attention

c/ c’est une réaction d’Herx qui montre que le traitement marche particulièrement bien, trop bien même, il faut impérativement prévenir son médecin qui va adapter voire réduire le traitement antibiotique. En cas de réaction d’Herx importante, il serait contre productif de poursuivre son traitement sans adaptation car l’organisme ne serait pas capable d’éliminer toutes les toxines produites par la destruction des bactéries.

9/ On a été traité pour une maladie de Lyme, après une période de rémission, les symptômes reviennent au bout de quelques mois

a/ la question est sans objet puisque la maladie de Lyme n’existe pas

b/ la maladie de Lyme a été traitée, c’est forcément autre chose

c/ c’est probablement une rechute de la maladie de Lyme. Pour éviter au maximum cette situation, il faut être particulièrement consciencieux dans le suivi de son traitement, respecter une hygiène de vie, avoir un bon fonctionnement de son tube digestif, apprendre à gérer le stress, ne pas interrompre son traitement alors qu’on se  sent relativement bien, poursuivre un traitement d’entretien après retour à l’état de santé normal